Nuit noir et atroce souffrance, l'écho d'un cri résonne en ce lieu. Hurlement de terreur. Un frisson parcourt mon corps, les pointes de mes seins s'élèvent... Le mal emplie cet endroit comme il a envahit mon âme. Brulure douloureuse. Sentiments de désespoir... Je sens mon corps se déplacer malgré moi. Petit a petit, pas a pas. J'avance. C'est plus fort que moi. Je veux savoir, je veux connaitre, entrez dans ce monde ou la douleur hante la moindre parcelle d'une personne. Je veux entendre ces cris plus forts, plus profondément. Voir les souffrances qu'on lui inflige. Voir la passion dans ses yeux. Voir son corps se tordre sous l'effet de la paume de ma main.
Et j'avance encore. J'avance toujours vers elle qui a su prendre possession de mon être, qui a su si bien le jeter. Une douche froide. Aussi froide que la chaleur dégager pas la flamme qui entoure son corps. Voila l'effet que cela m'a fait. J'avais tellement besoin d'elle, tellement besoin de sa présence. Son cri résonne le long de ce long couloir qui me mène à elle. Son souffle douloureux se rapproche et mon corps frissonne de nouveau. J'en jouirais. Je jouirais de ce mal qui la torture aussi bien qu'elle a su le faire.
Demande-moi pardon. Agenouille-toi dans les flammes et excuse-toi. Je veux que tu es mal. Je veux que tu sentes la morsure du feu sur ton corps, la douceur de la lame sur ton cou... Cette lame glisse le long de ta joue laissant un mince filet de couleur rouge. Elle descend le long de ton visage, doucement, lentement, jusqu'à atteindre ta poitrine... Cette poitrine que j'ai caressé de longue heure... Les souvenirs me reviennent, comme un flash. Ton corps contre le miens, se touchant, en sueur. Ta langue cherchant la mienne...
Plus rien. Et de nouveau un hurlement. Non plus de terreur, mais cette fois ci de douleur. Ta langue tranchée git à mes pieds. Le plaisir monte en moi comme si tu me caressais. Et la lame du couteau reprend sa course vers ta gorge. Une chaine y trône. Je te l'avais offerte tu te souviens ? D'un coup je te l'arrache, te mets dos a moi et fais passer la lame de gauche a droite de ton cou offert...
Je vois ton âme s'envoler et cette coque vide qui te sert de corps s'effondrer. Ton dernier soupir m'a fait jouir tu sais. Tu n'as eu aucune pitié. Pourquoi en aurais-je ?
Non, je ne suis pas sadique...
Nodoka